Ben oui, je suis gérant de société, chef d'entreprise quoi, même si c'est une TPE (très petite entreprise).
Et j'entends parler Laurence PARISOT du tort que cela ferait aux entreprises de subir les procès "class actions" ou actions de groupe. Mais je ne suis pas d'accord avec son refus de cette mesure.
Mon travail fait que moi ou ma société assistons en permanence des clients victimes de pratiques inacceptables de la part des grosses entreprises, en particulier dans le monde de la téléphonie et de l'Internet, pour faire valoir au moins une partie de leurs droits.
Je dis que les clauses abusives, les manquements de ces entreprises envers leurs obligations contractuelles, le casse-tête qui en résulte, les désordres dans la vie des gens (temps passé et énergie dépensée pour obtenir une remise en route du service, ou un remboursement, ou un interlocuteur valable), sont des violences faites aux individus, de surcroît privés de communication normale avec leur entourage dans bien des cas. Les niveaux de stress atteints, les frais perçus abusivement et jamais remboursés, prennent des proportions qui me choquent et me sont de plus en plus difficilement supportables, même comme simple témoin ou conseil de ces clients : il ne fait pas bon être dans la minorité des clients à problème face aux mastodontes que représente le Medef dans cette affaire.
Alors je souhaite l'aboutissement d'un texte permettant les "class actions". Il aura un coût. OK. Mais il est nécessaire pour qu'existe peut-être un peu d'équité dans le traitement réservé aux clients. Et pour obliger aussi les entreprises des secteurs concernés à revoir leurs pratiques et leurs procédures...
Je crois que notre société méconnaît totalement le coût humain de ce que j'appelle des violences, à une époque où on connaît pourtant l'impact du stress sur notre santé, notre équilibre psychique, etc.. Il y a beaucoup de choses à assainir en Occident, et la relation consommateur/grandes entreprises en est une, d'évidence.



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