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4 notes en octobre 2007

Que vaut le travail d'un "informaticien" pour un particulier ou une petite structure ?

En parallèle de mon précédent article, et comme je l'évoquais dans le pénultième, face au prix de machines qui deviennent parfois très très bas, nos clients ont du mal à comprendre nos tarifs de prestations, et tout le métier peut parfois être dévalorisé.
Là où le prix d'un comptable est comparé au chiffre d'affaire d'une année, et où un garage mécanique voit ses prestations jugées par rapport au prix de la voiture, les spécialistes de l'informatique voient leurs tarifs jugés en relation avec la valeur d'un appareil dont la grande distribution proclame qu'il vaut largement moins de 1000 euros. Ca explique déjà pourquoi dans la profession, il existe des tarifs réservés aux particuliers, et d'autres applicables aux professionnels. Mais travailler pour les petites structures au prix qu'elles souhaiteraient devient difficile, et pour les particuliers au tarif qu'ils peuvent se permettre, ça devient carrément intenable, et c'est d'ailleurs l'une des raisons à la volonté de travailler pour plusieurs types de clientèles, nécessaires pour le volume, et complémentaires pour garantir la survie. L'informatique est un champ très vaste qui impose un recours à une assistance significative que peu d'entités peuvent se payer.
VAR21 est cher, et le sera vraisemblablement durablement, inabordable pour une bonne part du grand public, qui devra se tourner vers des solutions alternatives : service public (médiathèque, etc.), associatif, familial, "clandestin", etc., avec les limites, les dangers et les inconvénients que chacun d'eux peut présenter, et ses avantages dont en premier lieu, un prix (réel ou simplement apparent/supposé) plus acceptable.
Plus que jamais, le slogan de VAR21 ("Formez-vous... ou déléguez !") devient une injonction : pour ceux qui ne pourront se permettre de faire faire par un spécialiste, il va falloir apprendre à faire, au moins un minimum.

Pour certains qui se lancent dans la découverte de ce nouveau monde, et pensent avoir fini de payer une fois franchie la caisse de l'hypermarché, je prédis en plagiant Audiard, qu'ils se préparent des réveils pénibles.
L'informatique est une discipline exigeante, mais ça vaut la peine (d'autant que le monde de demain, par chez nous, ne nous laissera pas beaucoup le choix).


Lancement de mon 3ème blog : Bandolais.fr

Comme il me restait encore quelques heures pour dormir chaque nuit, j'ai décidé de me coller un peu plus de trucs à faire...
Trêve de plaisanterie, ceux qui lisent ce blog savent que je parle parfois de sujets assez strictement locaux, bandolais. Ceux avec qui j'en parle savent aussi que je m'abstiens parfois de "bloguer" des sujets pour ne pas imposer à mes lecteurs d'un peu partout, des thèmes trop locaux, trop strictement bandolais.

Pour tâcher de limiter la portée de ces 2 écueils, j'ai donc décidé qu'il me fallait un blog parlant de la vie locale, vue par le bandolais que je suis depuis près de 5 ans maintenant.
BandolaisLancé le 18 octobre dernier, j'y ai repris quelques notes à portées locales précédemment publiées ici, ai commencé à l'alimenter tout doucement, ai mis en place le nom de domaine qui fonctionne presque pleinement depuis ce week-end, et attends vos réactions et contributions, pour ceux que cela intéresse.

Je tâcherai de fournir de la matière aussi souvent que possible, quitte à faire des photos des coins que j'aime au fil de mes mouvements, et donner les adresses où on a mangé, plus ou moins plaisamment...

Pour vous faire une idée, le plus simple est peut-être d'aller y faire un tour : www.bandolais.fr


Réparer ou remplacer ?

Je parlais dans ma dernière note du prix de l'informatique, qui sous un angle précis, baisse objectivement.
On en arrive à une situation schizophrène : l'informatique devient du jetable à l'extrême, à l'heure où la conscience écologique devient aiguë dans les pays qui surconsomment cette informatique "kleenex".
Un confrère me disait que lorsque les pannes d'ordinateurs sont matérielles, sa société ne propose plus de réparation (ou presque) dès que la garantie est expirée. C'est proposer au client de remettre en route une machine déjà dévalorisée sur le marché pour le prix d'un ou deux déplacement de technicien, et au moins une heure d'intervention (parfois davantage) plus le prix des pièces : on arrive très vite à un ordre de grandeur qui se mesure au prix de machines neuves (l'UC seule, la "tour" sans clavier ni écran ni souris ni aucun autre périphérique).
De plus en plus souvent, il arrive qu'il soit moins cher de transférer le contenu de l'ordi en panne sur une nouvelle machine (équivalente voire un peu plus moderne), que de réparer.

C'est ahurissant pour beaucoup de gens, et j'ai encore du mal à expliquer cette vérité dont je rougis, face à des citoyens éveillés qui refusent cette réalité absurde (et contre laquelle je m'insurge régulièrement moi-même).

On peut aussi mettre en exemple le modèle économique des imprimantes : vendues à prix coûtant ou peut-être même à perte, le prix de l'encre est lui en revanche prohibitif. Réparer une imprimante est économiquement idiot pour tout consommateur. La moindre intervention ou l'obtention de pièces est sans rapport avec le prix d'achat de la machine. Et mettre à la benne ces appareils en plastique et autres matériaux dont on imagine mal qu'ils seront réellement recyclés, est tout simplement rageant.


Le vrai prix de l'informatique

L'informatique s'est démocratisée. Objectivement, si on regarde le taux d'équipement des particuliers, il est certain que cette technologie est entrée dans les foyers, tous les foyers. Plusieurs raisons à cela, à commencer par la révolution Internet qui a touché le grand public à partir de l'hiver 1999-2000 et vraiment depuis 3 ou 4 ans, mais aussi bien sûr la baisse du prix des équipements.

Pourtant, l'informatique n'est à mon sens pas moins chère, et probablement beaucoup plus si on ne regarde pas que le prix des machines et de leurs écrans. Elle est juste devenue incontournable, très utile et utilisée, productive dans un nombre considérable d'aspects de nos vies, et surtout, beaucoup de gens ignorent ou préfèrent ignorer la réalité du coût de l'informatique, quitte à prendre des risques déraisonnables souvent, si l'on prend en compte l'importance de ce que nous confions à cet outil.

Le vrai prix de l'informatique, c'est :

  • la formation
  • la sécurité de ce qu'on y stocke
  • la qualité de l'outil
  • et hélas aussi le dépannage ou au moins la maintenance.

Les cabinets de conseil ont même depuis longtemps conceptualisé ce prix pour les entreprises sous le sigle TCO, acronyme des termes qui en anglais signifient "coût total de possession" (total cost of ownership). Et si ce prix est connu dans les grosses boîtes, les particuliers et les petites structures l'oublient en général totalement, en particulier lors de l'achat de leur machine.
Suite ci-dessous .../...

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