En parallèle de mon précédent article, et comme je l'évoquais dans le pénultième, face au prix de machines qui deviennent parfois très très bas, nos clients ont du mal à comprendre nos tarifs de prestations, et tout le métier peut parfois être dévalorisé.
Là où le prix d'un comptable est comparé au chiffre d'affaire d'une année, et où un garage mécanique voit ses prestations jugées par rapport au prix de la voiture, les spécialistes de l'informatique voient leurs tarifs jugés en relation avec la valeur d'un appareil dont la grande distribution proclame qu'il vaut largement moins de 1000 euros. Ca explique déjà pourquoi dans la profession, il existe des tarifs réservés aux particuliers, et d'autres applicables aux professionnels. Mais travailler pour les petites structures au prix qu'elles souhaiteraient devient difficile, et pour les particuliers au tarif qu'ils peuvent se permettre, ça devient carrément intenable, et c'est d'ailleurs l'une des raisons à la volonté de travailler pour plusieurs types de clientèles, nécessaires pour le volume, et complémentaires pour garantir la survie. L'informatique est un champ très vaste qui impose un recours à une assistance significative que peu d'entités peuvent se payer.
VAR21 est cher, et le sera vraisemblablement durablement, inabordable pour une bonne part du grand public, qui devra se tourner vers des solutions alternatives : service public (médiathèque, etc.), associatif, familial, "clandestin", etc., avec les limites, les dangers et les inconvénients que chacun d'eux peut présenter, et ses avantages dont en premier lieu, un prix (réel ou simplement apparent/supposé) plus acceptable.
Plus que jamais, le slogan de VAR21 ("Formez-vous... ou déléguez !") devient une injonction : pour ceux qui ne pourront se permettre de faire faire par un spécialiste, il va falloir apprendre à faire, au moins un minimum.
Pour certains qui se lancent dans la découverte de ce nouveau monde, et pensent avoir fini de payer une fois franchie la caisse de l'hypermarché, je prédis en plagiant Audiard, qu'ils se préparent des réveils pénibles.
L'informatique est une discipline exigeante, mais ça vaut la peine (d'autant que le monde de demain, par chez nous, ne nous laissera pas beaucoup le choix).
Lancé le 18 octobre dernier, j'y ai repris quelques notes à portées locales précédemment publiées ici, ai commencé à l'alimenter tout doucement, ai mis en place le nom de domaine qui fonctionne presque pleinement depuis ce week-end, et attends vos réactions et contributions, pour ceux que cela intéresse.



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