160 notes dans la catégorie "Web/Tech"

Découvrir l'informatique à 97 ans

Moniche est une amie de mes grands-parents. Au début des années 2000, je l'avais incitée à se mettre à l'ordinateur, et à découvrir Internet. Veuve, elle avait du temps libre, et une tête qui ferait rêver bien des séniors plus jeunes qu'elles, et même des adultes dans la force de l'âge ou des minots en pleine santé. Car Moniche avait passé les 85 ans, et si elle souffrait de soucis articulaires, ses neurones étaient impressionnants.

Après une brève démonstration, elle renonça, disant qu'avec les 90 ans en ligne de mire, il n'était plus temps pour elle, et que ses sources d'informations variées lui suffisait pour le reste du parcours.

Est-ce le fait qu'elle ne puisse plus conduire? Qu'elle ait renoncé aux sorties hebdomadaires pour aller au bridge? Ses neveux ne lui ont pas laissé le choix, et lors de leur visite estivale 2011, lui ont offert un iPad. Deux mois plus tard, Moniche me dit qu'elle s'amuse tellement avec cet outil, qu'elle a fini par craquer: lire ne lui suffit plus, et depuis quelques semaines, elle est abonnée à Internet, et parcourt le web avec délices. Moniche a 97 ans depuis cet été, et attend ma prochaine visite pour des échanges sur les applications que nous utilisons respectivement.

Elle n'a pas eu à transposer des réflexes issus d'une longue pratique de la micro informatique, et a trouvé cet objet ludique dès le départ. Elle a appris les rudiments de l'interface tactile avec son entourage, et depuis explore. On savait que l'iPad permettait cette instinctivité avec les plus jeunes, mais ça marche aussi avec nos aînés non conditionnés. Je m'en réjouis pour elle, et constate que les tablettes sont bien une progression de l'informatique qui a amélioré son accessibilité, puisqu'elle a fait sans douleur les "efforts" auxquels elle avait renoncé une décennie plus tôt.

Tout ça ne fait pas une histoire de Noël, mais alors que la météo nous maltraite, que les JT nous dépriment, voilà au moins pour moi une pensée qui me donne un très large sourire.


RIP : Steve JOBS (1955 - 2011)

Si VAR21 existe, l'influence de Steve JOBS à travers la marque à la pomme n'est pas sans rapport.

Sa vision de la technologie a conduit l'ensemble de l'industrie, des industries, a un point de maturité qui nous a fait faire des pas de géants en quelques décennies. Mais si sa vision a "contaminé" le monde technologique, son intuition particulière, sa capacité à influer sur ce que doit être la technologie, manqueront. Cette marque est au coeur de l'activité de VAR21, et aujourd'hui, quelque chose a changé, même si Steve Jobs a eu le temps de préparer son entreprise, son équipe, pour assurer la continuité.

Reste l'homme lui-même, et s'il ne devait pas être facile à côtoyer, son discours à Stanford restera, sur le plan humain, comme un point essentiel de son héritage global.


Collaboration avec l'UTL de Bandol

L'Université du Temps Libre de Bandol m'a demandé d'intervenir comme responsable d'un cours que nous avons baptisé "Culture Informatique et Internet".

Des clients retrouveront des thématiques abordées pendant nos cours particuliers. C'est peut-être l'occasion de réviser ou approfondir pour un tarif associatif, et en bénéficiant de l'intelligence collective via les questions d'une salle de classe...

D'octobre 2011 à mai 2012, tous les mardis soirs (17H30-19H) au centre culturel de Bandol (inscription auprès de l'UTL de Bandol).


Les tablettes sont la prochaine réalité informatique

Dans un univers qui évolue aussi vite que l'informatique, difficile de faire de vrais pronostics à long terme. En revanche à moyen terme, les observateurs immergés dans ces questions savent indiquer les tendances lourdes avec d'autres arguments que ceux du café du commerce. Et il est facile d'argumenter sur le succès des ventes de l'iPad depuis sa sortie il y a un peu plus d'un an pour pavoiser en disant que les tablettes sont le futur. Je l'ai lu si souvent qu'il est banal de le répéter.

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Pourtant ce sont les éléments rendus publics ces derniers jours, pratiquement cette dernière semaine qui me font soutenir ce point de vue, certes conforté par le succès commercial de la tablette star dans sa version 1 puis 2:
- la prochaine version du système qui anime l'iPad (comme l'iPhone), sera autonome (ne dépendra plus d'un PC avec lequel le synchroniser/sauvegarder).
- Windows 8, le prochain système d'exploitation annoncé par Microsoft, est prévu pour fonctionner aussi bien sur un PC classique que sur une tablette. Sacré pari!!!

L'apparition des Chromebooks (ordinateurs portables très dépouillés et totalement axés sur Internet y compris pour les programmes habituels qu'on trouve dans tout PC) animés par le système de Google sont une autre piste à surveiller, qui peut être parallèle, mais présente des inconvénients communs.

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Synchroniser un appareil Motorola facilement avec Motorola Media Link

Cet article est une libre adaptation d'un article publié en espagnol sur Applesfera.

Votre Mac vous ravit, mais loin de vous l'idée de renoncer à votre appareil Android (téléphone ou tablette PC) au profit d'un iPhone ou d'un iPad?
Vous n'êtes pas seul, et nombre d'utilisateurs préfèrent les avantages qu'offre Android, ou sont simplement habitués à son système d'exploitation et le trouvent plus pratique.
Dans tous les cas, l'embêtant quand on utilise Android en liaison avec un Mac, c'est de perdre la synchronisation avec iTunes et tous les avantages de cet outil. Mais si votre appareil est un Motorola, vous êtes vernis puisque la marque propose une application dédiée à Mac OSX. Son nom est Motorola Media Link, et nous offre un programme simple avec lequel gérer toute l'information d'un appareil mobile comme s'il s'agissait du couple iPhone/iTunes:
  • synchronisation des contacts,motorola.jpg
  • informations personnelles,
  • musique de la base iTunes,
  • images issues de votre logiciel iPhoto,
  • synchro des vidéos et films divers...

Malheureusement, cet outil idéal n'est compatible qu'avec les appareils Motorola, étant développé par et pour cette entreprise. Logiquement, ce programme est gratuit, et si vous disposez d'un des terminaux compatibles, on se demande ce que vous attendez pour l'essayer...

NDLR: A noter que la version Windows existe également, et que la tablette Motorola XOOM qui est un sérieux rival de l'iPad bénéficiera certainement de ce bonus - il réveillera l'intérêt de clients Apple soucieux d'indépendance par rapport à la Pomme...

Vía | Engadget et Applesfera

Télécharger | Motorola

Merci à Samuel CAMPOS d'Applesfera pour son autorisation d'adaptation de son article


La fiabilité et l'intérêt de Wikipédia

Internet = bouh, pas beau, caca, poubelle...

Internet est régulièrement critiqué, un peu partout, tout le temps, par des gens qui n'en connaissent en général que mal la nature, les utilisations, le cadre, et plus encore les bouleversements que cet outil introduit dans nos sociétés. C'est parfois une simple tactique très en vogue dans le milieu politique, où il est commode d'exploiter l'ignorance de la masse pour dénigrer des sources embarrassantes mais sur qui il est "heureusement" si facile de faire planer le "soupçon vu sur internet"... Il suffit d'accepter l'analogie entre Internet et un simple tuyau pour comprendre l'ineptie des critiques visant un simple outil, par ailleurs formidablement puissant.

Wikipédia ou Carte Bancaire : quand la désinformation fait rage

Pour autant, quand ce n'est pas le tuyau Internet qui est attaqué, ce sont les usages qui deviennent cibles de critiques, et une en particulier m'échauffe les oreilles: l'encyclopédie en ligne, gratuite et collaborative, "Wikipédia", est régulièrement dénigrée, de façon outrancière, par des gens qui prouvent ce faisant qu'ils n'en connaissent pratiquement rien si ce n'est l'adresse web.
Le même genre de discours totalement infondé et infantilisant nous avait été servi par les grands médias au début des années 2000 concernant les "risques du paiement en ligne par carte bancaire": plutôt que d'expliquer ce qu'il en était vraiment, les journalistes avaient alors tout simplement réussi à dissuader l'usage.

Et si Wikipédia soutenait la comparaison avec ses rivales?

Que des gens s'en servent mal, qu'elle soit d'un niveau de qualité inégal selon les articles, et que même des erreurs y figurent, sont des critiques qu'on peut formuler envers toute autre encyclopédie (qui n'ont jamais cessé de publier des "errata" a posteriori de leur diffusion). Mais dénigrer Wikipédia d'un lapidaire "pas une référence très valable", comme je l'ai lu récemment ou encore d'un "à ne pas comparer avec le Larousse ou le Robert, faut pas déconner" me laisse incrédule provenant de gens qui manifestent par ailleurs un certain niveau de culture voire clament leur attachement à la culture. Loin de s'emparer des possibilités offertes, ces amoureux de la langue et du savoir se comportent en consommateurs à qui tout est dû, sans même soupçonner ou comprendre la révolution collaborative: fossé générationnel peut-être, fossé culturel sans doute. Et pourquoi pas faire de comparaisons? En plus des quelques publications que je liste à titre de bibliographie au bas de cet article, je m'en vais donc argumenter sur quelques-uns des avantages qui font de Wikipédia un fantastique outil du quotidien, et quitte à comparer parfois avec ses illustres prédécesseurs du monde papier. Ca ne prouve pas qu'elle est mieux que les autres, mais ça démontre que cette initiative mérite mieux qu'un mépris distant: de l'intérêt, et de la participation.

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Recherche vocale ou visuelle: changements dus à l'internet mobile

La force de l'habitude. Pour les aspects web, j'utilisais mon iPhone comme mon ordinateur: taper une recherche dans Wikipédia ou sur Google, pour répondre à une interrogation du moment.
C'est en mettant en mains un téléphone Android chez une amie que je constate que la recherche vocale est totalement intégrée, saute aux yeux même, sur ce système conçu par Google. C'est normal que Google concepteur d'Android mette son moteur de recherche au premier plan, et les dernières innovations très en avant. Le clavier d'un téléphone étant ce qu'il est, parler au moteur de recherche sur ces appareils mobiles est à l'évidence un progrès pratique, surtout si ça marche, et test à l'appui je confirme, ça marche!

Mince pensé-je, mon iPhone a un métro de retard sur son agressif concurrent, puisque j'en suis encore à taper mes questions.

recherche vocale et visuelle.PNGPuis je repense aux lectures des derniers jours, et l'annonce de la recherche visuelle opérationnelle sur iPhone aussi, que faute de temps je n'ai pas testée... Et je me souviens que j'ai installé la suite d'outils Google sur mon iPhone, mais pas utilisée car elle fait doublon avec tout un tas d'autres outils que je préfère, et en propose d'autres dont je n'ai pas l'usage en situation de mobilité. J'ai même chargé de façon automatique la dernière version: je l'ouvre, et en effet, recherche vocale ET recherche visuelle sont là qui m'attendent.

Nouveau test, la recherche vocale marche très bien avec la suite Google Apps pour iPhone.
Soyons fous, je shoote la Une du magazine posé devant moi sur la table, et les résultats de Google apparaissent: le logiciel a reconnu le logo du magazine, et me propose les liens en rapport. Encore une photo sur la bouteille face à moi, et à nouveau le logo est reconnu: page de résultats Google relatifs à l'image du logo et à la marque.

On est aux frontières de la "réalité augmentée", et en tous cas, il est évident que je ne vais plus rien taper dans Google sur mon téléphone (il fallait que je sois motivé pour le faire), et même, je pense me servir encore plus souvent du moteur de recherche dans ma poche: s'il suffit de lui parler ou de prendre une photo pour avoir les résultats qui m'intéressent, l'internet devient vraiment très mobile et accessible.


Un site web? Faîtes-vous assister face au prestataire!

J'en avais la conviction pour connaître tous les côtés du problème. Mais c'est le constat parmi les professionnels alentour que je rencontre (librairies, agences immobilières, boulangeries, nautisme, etc.), qui me confirme que sauf coup de chance, les petites entreprises et professionnels indépendants ont tout à gagner à se faire assister dans leurs projets de sites web...

On m'objectera que j'ai beau jeu de dire qu'il faut consulter quelqu'un comme moi pour choisir un prestataire ou le piloter. Certes, mais quand je vois les coûts parfois exagérés des sites webs réalisés, même s'il est vrai qu'un chef de projet alourdit considérablement l'enveloppe globale, avec ce qu'il peut faire économiser au client, son coût est souvent auto-financé. Mais surtout, grosse différence, le résultat sera à la hauteur des espérances de celui qui paye, et plus souvent optimisé.

Parce que je vois de tout (et c'est du vécu):
- agences web qui sont en fait des forces commerciales adossées à des boites de crédit facturant des sites par mensualités sur 48 mois ou plus pour un coût qui devrait permettre une prestation très personnalisée qui n'est pas réalisée, ou carrément sans rapport avec le volume de travail nécessaire.
- une chambre des métiers qui finance un site en le conditionnant à la réalisation par un prestataire précis, mais dont la compétence n'est que partielle et a 15 ans de retard sur l'état de l'art, pour un résultat totalement dépassé.
- des oublis majeurs par absence de cahier des charges ou de simple réflexion marketing autour du projet.
- des adresses emails officielles encore libellées "@wanadoo.fr" (ou autre fournisseur d'accès) alors qu'on peut très bien en conserver l'usage mais les mettre aux couleurs de l'entreprise (minimum de cohérence et d'image professionnelle).
- etc.

Alors bien sûr que je connais des professionnels complets et compétents capables d'accompagner leurs clients de .../...

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Les vraies ruptures d'Internet

Je l'ai eu comme conférencier pendant mon Mastère Spécialisé e-Business en 2001: très bon!
Ici en 15mn, Serge SOUDOPLATOFF réussit un exercice de vulgarisation qui mérite que les moins familiers des outils du XXIème siècle prennent quelques instants pour mesurer l'évolution en cours.
Deux conseils car le conférencier parle presque aussi vite que moi:
- n'hésitez pas à mettre la vidéo en pause lorsque vous aurez besoin de digérer deux secondes un bout de l'exposé.
- une minute ou deux sont peut-être un peu moins accessibles mais accrochez-vous car l'ensemble de cet exercice de vulgarisation est réussi et mérite que vous le découvriez jusqu'au bout.

SergeSoudoplatoff, les vraies ruptures d'Internet
par liberation

Comparer les solutions logicielles avant de payer

Je vous incitais dans mon dernier article à considérer Open Office (suite bureautique gratuite) avant de plonger sur la suite Office de Microsoft (même au tarif étudiant ou familial).

D'une façon générale, avec Vista et aujourd'hui Seven, les usagers de PC "Windows" découvrent que ce n'est pas parce qu'ils restent clients de Microsoft qu'ils vont pouvoir garder tous leurs repères et leurs habitudes: l'informatique évolue, et Microsoft aussi, souvent pour le meilleur, mais pas toujours.

Avec des alternatives de plus en plus crédibles sur tous les domaines où le géant du logiciel est présent:
- Linux - Ubuntu en particulier - ou Mac, qui ne souffrent plus d'aucun handicap face à Windows quel que soit l'aspect étudié pour parler des "systèmes" voire inversent la tendance,
- avec la navigation Internet via Firefox contre Explorer par exemple,
- VLC ou Quicktime pour beaucoup d'usages vidéos au lieu de Windows Media Player comme autre exemple, etc.),
les adeptes de l'informatique personnelle doivent prendre le pli de non seulement se former en permanence (pour évoluer avec les outils et leurs possibilités), mais aussi de regarder l'offre de solutions un peu plus largement qu'en souscrivant aux options proposées (pré-installées) par le fabricant de leur ordinateur, ou le vendeur.

Les 7 années de Windows XP (et même un peu plus puisqu'on trouve encore ce système à l'achat pour certaines machines), ont donné une fausse impression de stabilité du monde informatique. La course en avant a continué, les évolutions se sont poursuivies à grande vitesse, et les dominants d'hier sont rarement ceux qui offrent les meilleures solutions aujourd'hui: ouvrez les yeux, les oreilles, et quand vous ne savez pas à quel saint vous vouer, sachez prendre l'avis de gens qui auront une opinion réellement éclairée sur vos besoins et les outils à choisir maintenant pour y répondre à court et moyen terme (le long terme n'existe pour ainsi dire pas dans ce secteur si particulier des technologies autour de l'informatique).